SPRINGSTEEN

GROWIN'UP !

Lecture musicale

d'après l'autobiographie de Bruce Springsteen, BORN TO RUN

Éditions Albin Michel

Lecture musicale.

Création 2019, dans le cadre de la manifestation TEXTES À DIRE.

 Adaptation, direction, lecture : Vincent Fouquet 
 Guitares, chant : Baptiste Tanné 
 Traduction de l'américain : Nicolas Richard 
 Éditions : Albin Michel 
 Production : la Maison Serfouette 
 Durée : 65 minutes 
 Devis, conditions techniques : sur simple demande 
 En tournée 
 Oullins (69) 
 La Mémo 
 le 5 février 2019, à 19:30 
 Caluire-et-Cuire (69) 
 Bibliothèque municipale 
 le 12 février 2019, à 19:30 
 Saint-Étienne (42) 
 Médiathèque de la Cotonne 
 le 8 mars 2019, à 19:00 
 

BRUCE SPRINGSTEEN, born to run

Depuis 2016 et le retentissement né de l’attribution du prix Nobel de Littérature à Bob Dylan, la pop culture a gagné des lettres de noblesse auxquelles elle ne prétendait pas forcément et a ainsi fait une entrée fracassante dans la culture dite légitime. On ne compte plus aujourd'hui les thèses universitaires soutenues autour de l’œuvre de telle ou telle vedette du rock n’roll, que ce soit Bob Dylan, David Bowie ou les Beatles bien sûr…, ceux-là même dont, il y a à peine un demi-siècle, on qualifiait la musique, les textes et le mode de vie de « dégénérés ».

Pendant l'été 2017, France Culture a consacré pas moins de dix heures d'émission (à écouter en podcast ici) à l’un des héros de cette pop-culture : Bruce Springsteen ! Le Boss ! Quelques mois auparavant, juste avant l'élection de Donald J. Trump à la présidence, sortait aux États-Unis puis en France Born to run, l’autobiographie de Springsteen, qui révélait, en plus d’une qualité littéraire que son talent de songwriter laissait bien sûr supposer depuis longtemps, un parcours de vie typique de ce que le rêve américain peut engendrer.

 

À partir de 2009 et pendant sept ans, Bruce Springsteen s’est consacré à l’écriture de l’histoire de sa vie ; de sa vie et de sa musique si tant est que les deux puissent ne pas se confondre, apportant à ces pages l’honnêteté, l’humour et l’originalité qu’on retrouve dans ses chansons.

Il y décrit son enfance, dans l’atmosphère catholique de Freehold (NJ), la poésie, le danger et les forces sombres qui alimentaient alors son imagination, jusqu’à ce moment qu’il appelle « le Big Bang », soit la première fois où Elvis Presley est passé à la télévision : « La toute petite partie du monde que j’habite alors trébuche sur un moment irréversible ». Il raconte ensuite d’une manière saisissante l’énergie implacable qu’il a dû déployer pour devenir musicien, ses débuts dans des groupes de bars à Asbury Park et la naissance du légendaire E Street Band, sous l’influence des Beatles, des Stones et bien sûr, encore une fois, de Dylan. Avec une sincérité désarmante, il raconte aussi pour la première fois les luttes personnelles qui ont inspiré le meilleur de son œuvre.

NOTE D’INTENTION

 

Le travail d’adaptation se concentre essentiellement sur la première partie de cette autobiographie, soit depuis l’adolescence de Bruce à Freehold (NJ), dans les années 60 jusqu’aux premiers succès notables, grosso modo jusqu’à son troisième album : Born to run, en 1975.

 

Nous avons choisi de mettre en lumière, en plus du récit de sa vie personnelle, son éveil à la musique et à la vie de musicien à laquelle il aspire, quel est le paysage musical de cette période, quelles sont ses principales influences, quel est le creuset dans lequel se fondera son œuvre à venir.

La lecture des extraits (courts pour la plupart) sera accompagnée par le musicien Baptiste Tanné, qui proposera un accompagnement musical, une bande-son qui nous permet de réentendre non seulement certains des premiers succès du Boss mais aussi ces grandes influences : Elvis Presley, Bob Dylan, les Beatles, les Stones, le rythm’n’blues, quelques notes suffisant à nous brosser le paysage de cette période musicale révolutionnaire et si prolifique. La partie musicale de cette lecture se veut un véritable témoignage du « son » de cette époque et de la place que s’y fraie, à force de conviction, le jeune Bruce.

 

Bien sûr on évoque aussi la révolution culturelle que fut la période des sixties, la guerre du Vietnam, la beat generation, la libération des moeurs, et c’est une plongée au coeur de l’Amérique des sixties et des seventies que nous proposons aux spectateurs de vivre.

 

Cette lecture n’est pas réservée uniquement aux fans de Springsteen, ni même aux seuls amateurs de rock, ce n’est pas seulement le témoignage d’une rock star. C’est avant tout une histoire, une histoire pour tous parce qu’elle est exemplaire de sincérité et d’abnégation, c’est une histoire pour les travailleurs (les working class heroes) mais aussi les rêveurs, les parents, les enfants, les amoureux, les solitaires et bien sûr tous ceux qui ont un jour voulu être baptisés dans les légendaires eaux bénies du rock’n’roll.

Musicien

Baptiste Tanné est réalisateur sonore, compositeur et guitariste. Il est aussi régisseur. Il vit actuellement à Lyon.

Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT) en 2005 au département de réalisation sonore, il travaille principalement dans les domaines du théâtre et de la musique.

Il a réalisé de nombreuses bande-sons et musiques originales pour le théâtre, notamment pour les Cies La Seconde Tigre (Fleisch 2016), Blöffique Théâtre (Sous nos pieds, 2016 ; ONIRE, 2016 ), Association pratique (Une saison en enfer, 2015, La mort de Danton, 2014), Day-for-Night (Les fantômes ne pleurent pas 2012 ; Ranger Choisir sa Vieille Maîtresse 2011 ; Tout le monde se fout de la demoiselle d’Escalot 2010 ; Nothing Hurts 2008 ; Laure 2005 etc…). Il est aussi créateur son et musicien pour les compagnies Détours (Ici un homme, 2014) et TAC théâtre (Les enfants d’Atrée, 2013-2014).

Parmi ses autres collaborations artistiques, on trouve : Cie Chiloé (Tango Nuit, 2006); Philippe Bertin (L’heure Bleue, 2013); Guillaume Robert (DRINA, 2011-2012)…

Il a travaillé comme régisseur son pour plusieurs structures (GRM-INA, Muse en Circuit, Subsistances…) ainsi que pour des compagnies (Cartoun Sardines, Premier acte…)

Entre 2013 et 2015 il a mené des ateliers de création sonore dans une école française de Londres.

Baptiste Tanné

Comédien-lecteur

Comédien formé au Conservatoire de Rouen auprès de Yves Pignot et de Julie Ravix, Vincent Fouquet a depuis 1995 joué dans près de trente spectacles au théâtre, principalement des auteurs contemporains : Fassbinder, Quignard, Chartreux, Havel, Baricco, Grangeat, Motton… mais aussi certains classiques comme Marivaux, Ionesco, Feydeau ou Ibsen… sous la direction entre autres de Yann Dacosta, Marie Mellier, Éric Manini, Jean-Michel Coulon, Serge Gaborieau, Jonathan Châtel, Lætitia Botella, Thomas Germaine ou Alain Milianti… Au cinéma ou à la télévision, il a joué sous la direction de Xavier Beauvois, Éric Guirado, Stéphane Clavier, Jacques Malaterre, Didier Delaître, Aude Léa Rapin, Jean-François Galotte ou Idit Cebula.

Auteur, il écrit pour le théâtre, notamment Rentrons, les enfants, vous allez attraper froid, vous jouerez demain ! créée en 2007 à la Comédie de Clermont-Scène-Nationale ainsi que Quatorze (comédie documentée relatant les 38 jours qui précédèrent la première guerre mondiale) créée en 2014 à Lyon et en tournée dans toute la France jusqu'en mars 2019.

Vincent Fouquet a écrit aussi pour le cinéma, notamment en collaboration avec la scénariste Emmanuelle Michelet. Il est par ailleurs le réalisateur de trois courts-métrages pour le cinéma​, deux documentaires (Carbone14 et Petit-déjeuner à Stalingrad) et une fiction (Mon Canard !

Vincent Fouquet

Auteur-compositeur-interprète

Avec son héritage musical, un alliage de rock'n'roll, de rhythm'n'blues, de folk et de « garage rock », Bruce Springsteen (né à Long Branch, New Jersey, le 23 septembre 1949) a édifié une oeuvre personnelle, soutenue par un groupe solide, The E Street Band. Cette figure majeure du rock américain demeure depuis 1975 le plus célèbre auteur-compositeur et interprète et aussi le plus couronné de succès. Son vaste répertoire de chansons évocatrices, engagées ou personnelles, n'a d'égal que celui de Bob Dylan ou Neil Young et n'a pas de concurrence sur scène. L'énergie qu'il y insuffle lors de spectacles-fleuve et sa relation avec le public en font une attraction très courue. Auteurs d'albums majeurs tels le classique Born to Run (1975), Darkness on the Edge of Town (1978) ou le double The River (1980), suivi par l'acoustique et solo Nebraska (1982), il atteint un sommet de popularité mondiale avec Born in the U.S.A. (1984), controversé et incompris dans son amour du patriotisme, qui élargit néanmoins son public et reste deux mois consécutifs à la première position des ventes américaines. Celui que l'on surnomme le « Boss » enregistre successivement Tunnel of Love (1987) et deux albums parus le même jour : Lucky Town et Human Touch (1992). Cette année-là, il contribue également à la série en vogue MTV Unplugged. En 1994, il obtient un Oscar pour la chanson du film Philadelphia de Jonathan Demme (« Streets of Philadelphia »). En 1995, il élabore le récit de l'envers du décor américain dans The Ghost of Tom Joad, remontant à la crise de 1929 et ses conséquences. L'image de porte-parole des « cols bleus » le suit toujours sur The Rising (2002), avant le plus intime Devils & Dust (2005) et l'hommage au folk et à Pete Seeger sur We Shall Overcome (2006). Après avoir renoué avec son groupe et l'électricité sur Magic (2007), Working on a Dream (2009) et Wrecking Ball (2012), où il introduit des touches rap et électroniques, puis High Hopes (2014), avec la participation de Tom Morello (Rage Against the Machine). En 2016, la parution de son autobiographie officielle, Born to Run s'accompagne de la compilation Chapter and Verse. Dans le même esprit, il donne un concert solo mêlé de récits personnels pour le disque et le film Springsteen on Broadway (2018), primé aux Tony Awards.

Bruce Springsteen

la Maison Serfouette

© 2018/la maison Serfouette

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